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Archives de Catégorie: Éducation

Qui a peur du loup …?

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Elle est arrivée de manière insidieuse … au début, ça ressemblait plus à une comptine des trois petits cochons :  » quand le loup sera chez nous, on fermera la porte à clef, alors il pourra gronder, souffler, taper du pied, notre maison, elle ne va pas tomber, parce qu’elle est solide »

 

Et puis, l’hiver est arrivé et avec lui les tempêtes bretonnes … et j’ai réalisé (après une nuit mouvementée) que FeuFolet avait peur du loup !!!

Entre deux et quatre ans, les enfants traversent classiquement plusieurs phases de peurs plus ou moins passagères :

  • peur du noir (FeuFolet y est très sensible puisqu’il a « juste » une guirlande lumineuse, un globe lumineux et DEUX veilleuses dans son lit chaque nuit …)
  • peur des gros animaux, surtout s’il n’y en a pas à la maison (Ici, malgré le chien de ses grands parents, FeuFolet montre de la nervosité quand on en croise un)
  • peur de l’inconnu (orages, clowns, cambrioleur, père Noël, créatures imaginaires telles que les sorcières, les fantômes ou les robots) mais aussi des inconnus dans la rue
  • peur de l’abandon (il se réveil la nuit en me disant « mais j’étais tout seul »)

Auxquels s’ajoutent des peurs moins fréquentes :

  • peur de mettre la tête sous l’eau
  • peur de perdre son doudou

 

Donc, jusque là, rien d’anormal, même si je réalise que FeuFolet est finalement un petit garçon anxieux sous ses airs de tchatcheur 😔 …  Sur internet, on trouve pleins de conseils pour les aider à surmonter leurs peurs (perso j’aime beaucoup le site Naître & Grandir) …

Ce qui est compliqué avec certaines peurs/anxiétés de FeuFolet, c’est qu’elles sont finalement très imagées et que je n’ai pas encore forcément compris à quoi c’est lié …? Que représente ce loup qui turlupine mon petit garçon? Peur de ne plus avoir de maison? Peur des autres? Peur de perdre sa place avec l’arrivée du bébé?

 

Et chez vous? Il y a des peurs enfantines? faciles à décoder ou plus complexes?

Comment vous les accompagnez?

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activité avec les enfants : visite d’un rucher d’apiculteur …

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activité avec les enfants : visite d’un rucher d’apiculteur …

Depuis quelque temps déjà, ce que FeuFolet préfère au petit déjeuné, ce sont les tartines de pain de mie avec du beurre et du miel !

 

Depuis l’année dernière, le printemps et l’été sont l’occasion de se questionner sur les insectes : les mouches ne piquent pas, les abeilles piquent donc il ne faut pas les embêter, les abeilles se cachent dans les fleurs, ce sont elles qui fabriquent le miel, etc.

Cet année, FeuFolet s’intéresse de plus en plus aux abeilles : qu’est-ce qu’elles font dans les fleurs, comment elles fabriquent le miel, comment elles le mettent dans les pots pour le donner aux hommes, …?

2018-10-10_ecomusée_abeille

Je me suis dit que l’idéal, ce serait donc de l’emmener visiter le rucher d’un apiculteur !

Je regarde un peu ce qui existe sur internet et je découvre la ferme apicole de Térénez qui propose un écomusée. Nous voilà parti un samedi après midi (malheureusement pluvieux) à la découverte du miel.

La visite débute par un petit film sur la vie des abeilles, mais c’est un peu long pour les garçons. Ensuite, nous traversons une pièce dédiée à l’histoire de l’apiculture où l’on découvre l’évolution des ruches, des techniques d’élevage et les publicités autour du miel et des produits de la ruche (cire, gelée royale, médicaments, bonbons au miel, …)

2018-10-10_casier_cire

La dernière salle présente l’aspect technique actuel de la récolte du miel : l’enfumage de la ruche, la récolte des plaques de cire gorgées de miel, l’extraction du miel et sa purification avant de le mettre dans les pots.

FeuFolet a été fasciné par toutes les machines de la pièce et je pense que ça aurait été chouette de venir à la période de récolte du miel pour les voir réellement fonctionner.

 

À la fin, une petite boutique permet de déguster le miel du musée et d’acheter des produits de la ruche.

L’école dès deux ans (bis répétitas)

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L’école dès deux ans (bis répétitas)

Il y a à peine deux ans, je vous parlais de mon ressenti sur l’école dès deux ans après avoir reçu une lettre de la CAF me poussant à y inscrire FeuFolet (18 mois à l’époque) …

 

Aujourd’hui, la question se pose de nouveau, puisque LutinCoquin va sur ses deux ans et que la maîtresse de FeuFolet me fait du rentre dedans depuis septembre ! Mon avis n’ayant pas franchement changé en deux ans, j’étais on ne peut plus réticente à l’idée de mettre LutinCoquin à l’école a à peine deux ans …

2018-04-25d_en classe

Mais c’était sans compter sur ce zouave qui depuis quelques semaines envoies des signaux très clairs (à base de je rentre dans la classe prendre l’étiquette de mon frangin, faire un puzzle ou laisser mon doudou dans la caisse à doudou) … voilà comment je me suis retrouvée hier à l’inscrire pour la TPS !!!

Le coté chouette de notre petite école de campagne, c’est qu’il y a de la place en TPS et aucun échéancier de rentrée : LutinCoquin peut commencer dès qu’on le sent assez près, aucune pression donc sur la continence. Et si au bout de quelques jours d’essais, on voit que ça ne prend pas, aucun souci, on arrête et on réessaye plus tard.

 

Par contre, la nouvelle organisation scolaire me pose un dilemme : jusqu’à présent il y avait une classe par niveau, comme souvent, mais la classe de PS finissait un peu surchargée avec l’arrivée de nombreux TPS … Donc cette année, l’école a décidé de faire deux classes de TPS/PS/MS et une classe de GS, ce qui fait que FeuFolet et LutinCoquin pourrait être soit dans la même classe, soit dans deux classes séparées …

Perso, je penche pour classe commune (repère pour LutinCoquin, facilité pour moi, etc.) mon mari penche pour classes séparées (ce ne sont pas des jumeaux, possibilité d’évoluer séparément, récréation commune suffisante, etc.) … les arguments se valent dans les deux sens, je suis donc bien perdue devant cette nouvelle configuration …

Et vous, vous feriez quoi?

 

(PS: sachant que pour l’instant, nous faisons bien attention à leur expliquer qu’ils devraient être dans deux classes différentes suivant leur niveau)

 

Comment éduquer nos enfants au consentement …

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Comment éduquer nos enfants au consentement …

Pour ma première participation au blog les Vendredis Intellos, sur le thème de l’éducation au consentement, je me suis appuyée sur une question qui me taraude depuis la naissance des garçons : finalement n’est-il presque pas plus difficile d’élever des garçons de manière « féministe » dans notre société … Comment les élever pour en faire des hommes responsables sans faire peser sur eux des stéréotypes de genre.
Très rapidement, la question de l’éducation au consentement s’est posée : Alors que FeuFolet avait 18 mois/2 ans, l’assistante maternelle qui en a la garde me dit toute guillerette « c’est trop mignon, FeuFolet plaque la petite L. (la fillette gardée avec lui) pour lui faire des bisous » … autant vous dire que mon sang n’a fait qu’un tour et que je lui ai expliqué à quel point ce comportement était compliqué et répréhensible pour moi.
À partir de là, j’ai essayé de faire très attention à montrer le bon exemple (lors de jeux de chahut ou de chatouille, on s’arrête dès que l’enfant en fait le demande, par exemple) et à me documenter par exemple avec le site apprendre à éduquer qui propose des points d’accroches pour apprendre le consentement à nos enfants. Mais je me rends compte qu’il est tout aussi difficile de leur apprendre à exprimer leur refus. J’aime beaucoup cet article du site super parents qui nous rappel de faire attention à ne pas placer « la fille […] dans le rôle de la victime et le garçon dans celui de l’agresseur » ce qui n’est pas forcément facile dans notre société, d’autant plus qu’il y a une malaise vis à vis de la sexualité enfantine.
Récemment, je me faisais la réflexion suivante : les gens sensibilisés à la notion de consentement savent qu’il faut respecter la volonté de l’enfant et ne pas le forcer à faire un bisou s’il n’en a pas envie. FeuFolet est très amie avec une petite fille, G. dont nous fréquentons les parents ; ils sont très mignon ensemble et se font facilement de câlins. Ce qui fait que nous avons spontanément, en tant que parents, tendance à leur proposer de se faire un bisou lorsqu’ils se voient ou se disent au revoir, quitte parfois à leur répéter plusieurs quand ils semblent ne pas nous avoir entendu, d’autant plus qu’ils semblent le faire de bon cœur. Mais est-ce vraiment de si bon coeur ? Est-ce que notre demande répétée n’a pas induit ce semblant de consentement ? Comment savoir si c’est parce qu’ils n’ont pas entendu ou parce qu’ils n’en ont pas envie ?
Comment leur parler de consentement sans (trop) parler de sexualité ? Comment leur parler de sexualité de manière positive sans trop en faire et de manière adapté à leur âge tout en restant réaliste au fur et à mesure qu’ils grandissent et s’interrogent ?

 

Vous pouvez retrouver le pendant plus théorique de cet article ici.