Un accouchement express …

Après vous avoir annoncé la naissance de notre petit garçon il y a une dizaine de jours, voici le récit de ce jour si spécial. Une naissance express, une expérience de la douleur et pleins de beaux souvenirs pour la suite.

Vingt-trois juillet deux mille seize.

03h50. Je suis régulièrement réveillée par des contractions plus gênante que douloureuse, comme j’en ai depuis plusieurs jours.
07h45. Je sens comme du liquide qui coule dans le vagin et je me dit que ça fait quand même beaucoup pour de simples pertes … puis j’entends distinctement un bruit d’eau (genre glou-glou de fontaine zen), plus de doute, je perd à nouveau les eaux.
07h50. Je réveille le Breton, la braderie ce matin, ça va être râpée, et file aux toilettes avec une serviette (moment glamour). FeuFolet se réveille et commence à pleurer, je crois qu’il a senti une tension/excitation dans l’air.
07h55. On croise ma belle-soeur dans les couloirs, FeuFolet vient de réveiller toute la maisonnée. On annonce donc la bonne nouvelle avant d’aller préparer le petit déjeuner. Hors de question de partir le ventre vide.
08h05. On prend tranquillement le petit déjeuner sur la terrasse.
08h15. Les premières contractions arrivent, il va falloir songer à y aller tout de même
08h30. On décharge ce qui restait dans le coffre de la voiture en prévision de la braderie et on charge le nécessaire pour la maternité.
08h40. FeuFolet comprend subitement qu’on va partir sans lui … c’est la crise. On fait un câlin rapide, mais on a pas trop le temps.
08h45. Ça y est la voiture démarre pour 45 minutes de trajets. Je lance l’application de suivi des contractions, elles reviennent toutes les 5 minutes avec quasiment 2/3 qui « pique » (si j’avais su ce qui m’attendais j’aurais dit qui chatouille …). On blague avec le Breton et on lance des paris : à combien je serais en arrivant à la mater, à quelle heure j’aurais accouché, ect.

09h30. On se gare sur le parking de l’hôpital. L’avantage d’arriver un samedi matin, c’est qu’il y a de la place partout, on se gare donc au plus près de l’entrée de la maternité.

09h35. Une sage-femme nous accueille et on lance les festivités : analyse d’urine, recherche du dossier, ect. Pour le dossier, c’est folklo, elles ne le trouvent pas, me demande mon nom de famille, celui de jeune fille, mon prénom, … et me dise vous êtes sur que c’est ù*$ùplù? Euh, non, nous, c’est L. Ça y est, elles nous trouvent.

09h45. Les choses sérieuses commencent : pas besoin d’analyser le liquide, il est claire que j’ai perdu et perd toujours les eaux. Examen du col, et là, on déchante, je suis toujours sur un col postérieur, bien que mou et ouvert à un doigt en externe …
10h00. On vient me poser le monitoring et essayer de poser la voie veineuse. J’ai beau prévenir que je suis difficile à piquer, c’est quand même la sage-femme qui s’y colle et m’explose deux veines. Elle décide enfin de faire appel à un ami, il faut donc attendre l’infirmier d’anesth.
J’avais demandé à avoir la salle nature, mais elle est déjà occupée.
10h45. Entravée, je souffre davantage des contractions, ça devient de moins en moins supportable. Mais j’attends toujours l’infirmer qui arrive enfin. Il est charmant, m’explique bien ce qu’il va faire, ne comprend pas, lui sent bien mes veines … enfin jusqu’au premier essaye où ça passe à coté … La deuxième sera la bonne, mais je me retrouve avec une voie veineuse au niveau du coude. Il en profite pour faire des prélèvements sanguin pour une étude à laquelle je participe. Mes veines n’en font qu’à leur tête, rien avec garrot et le sang coule quand on me libère …
11h15. Je souffre de plus en plus, je veux qu’ils me libère de ce foutu monito pour que je puisse marcher comme pour mon premier accouchement. La sage-femme refuse : le coeur de LutinCoquin ralentit à chaque contraction. Je négocie au moins de pouvoir me lever et faire du ballon.
11h30. Ça ne change pas grand chose à la douleur, je teste plusieurs positions mais rien ne me soulage … je regrette vraiment de ne pas avoir accès à la salle nature.
11h45. Même si je ne gère pas du tout la douleur, le fait de pouvoir bouger lors des contractions convient mieux à LutinCoquin. J’ai donc permission pour 30 minutes de promenade !!!
12h. On va se promener dans les services où mon mari est passé interne. Je ne fait pas ma maligne, c’est ascenseur. La douleur est franchement présente, je profite donc beaucoup moins que lors de mon précédant accouchement …
12h30. Nouvelle sage-femme, nouveau toucher vaginal, nouvelle douche froide : je suis à peine à 3 alors que je ne gère déjà plus grand chose … On me propose de prendre une douche chaude avant de faire un nouveau monito.
12h35. Je suis sous la douche, je perd la notion du temps. Je voudrais rester là jusqu’à la fin, mais je finis par sortir en me disant que sinon la sage-femme va venir m’en tirer par la peau des fesses.
?h?. On lance le monito …
La douleur est insoutenable, je n’y arrive pas !!!! Je n’ai plus de forces, je veux qu’on m’aide, que ça finisse. Comme dit Vio la vilaine : « Pourquoi s’infliger ça, sérieux ? Pourquoi personne ne me dit jamais rien putain ?« 
Le breton blague sur toutes mes lectures et autres :  la PHASE DE DÉSESPÉRANCE c’est à la fin. Pourtant, j’ai vraiment l’impression de mourir. Je rappelle la sage-femme, je ne serais pas une warrior, retrouvez moi l’anesth, je VEUX cette foutu péridurale.
13h13. On passe en salle de naissance. J’aperçois l’heure sur le monito et réalise le temps écoulé sous la douche. Et je me tord de douleur pendant que (à mon sens) la sage-femme prends son temps pour tout installer, appeler l’infirmier d’anesth qui installe aussi des trucs avant d’appeler, ENFIN, l’anesthésiste. Je les maudit intérieurement, je râle, je me tord sur le lit. Le Breton est désespéré, il me propose sa main à broyer, je m’en fout, j’ai juste envie de mordre dans quelques choses.
(je regrette de nouveau la salle nature et ses lianes auxquelles j’aurais pu me suspendre et accessoirement mordre)
13h33. En attendant l’anesthésiste, la sage-femme décide de quand même re-regarder où j’en suis, parce que vraiment, je souffre : verdict 7.
13h37. L’anesthésiste arrive enfin. On fait sortir le Breton. La sage-femme me prend en charge et m’aide à gérer les contractions de manière à ce que je reste relativement détendue et stoïque pendant que l’anesthésiste prépare son matériel.
13h46. La sage-femme me demande de les prévenir à la prochaine contraction pour facilité le travail de l’anesthésiste. Je leur en signale deux … À la suivante, je leur cri « ça pousse !!!!« . Impossible à réprimer, c’est viscérale. Je leur signale que je vais faire caca assis comme ça sur le bord de la table. On me répond que c’est normale, mais que le cathéter de la péridurale n’est pas fini de poser, donc qu’il faut attendre et que je vais devoir pousser sans.
13h52. Je leur hurle que je ne veux pas accoucher sans mon mari (NDLR/ il est à la cafèt parti se prendre un café comme il lui a été ordonné quelques minutes auparavant.
13h55. La sage-femme appelle mon mari sur son portable. Grand moment de solitude pour moi, je ne le connais que selon un moyen mnémo-technique à base de 69, foutu carabin.
13h57. Mon mari rentre dans la salle pendant que la sage-femme m’aide à me mettre en position et me dit de pousser. Elle écarte (violemment?) les lèvres du vagin pour faire passer la tête. Ça brûle et en même temps, c’est tellement moins douloureux que les contractions. Le reste du corps vient tout seul.
14h02. LutinCoquin pousse son premier cri. Il est recouvert de vernix et semble minuscule. La sage-femme me demandera même si je suis vraiment à 40SA. On me le pose sur le ventre, il ouvre déjà les yeux.
14h23. Il se tortille pour trouver mon sein. Comme les sage-femmes semblent ne pas s’occuper de lui, je l’aide à le trouver. La délivrance se fait sans problème, mais la sage-femme trouve que ça a été trop vite et que mon utérus pourrait ne pas assez se contracter pour arrêter le saignement. Comme le voie veineuse est coudé, ça passe mal, alors elle m’envoie l’ocytocine directement à la seringue, me détruisant un peu plus les veines au passage (10 jours après, le bleu est encore loin d’être résorbé)
(PS: je n’ai pas compris cette injection barbare non expliqué et j’ai donc appris depuis qu’il y a une injection systématique d’ocytocine après la délivrance pour prévenir les hémorragies …)

Après les 2h de surveillance habituelle et de tétée pour LutinCoquin, il recevra les premiers soins et sera pesé : 3kg, donc pas si petit. Il a les traits fins et délicat, et ressembles beaucoup à FeuFolet.

Finalement, ce fut un bel accouchement qui restera comme un beau souvenir, malgré quelques regrets : à partir du moment où la salle nature n’était pas dispo, l’équipe n’a absolument pas pris en compte mon souhait d’accoucher sans péridurale, ils n’ont fait que peu de propositions pour m’aider à gérer la douleur – sauf sur la fin pour poser la péridurale … ‘-_-   – et je me demanderais longtemps s’il n’aurait pas été possible de stopper la pose de la péridurale quand la sage-femme s’est rendu compte que j’étais passé de 3 à 7 en trente minutes ?

Et la grande question en suspens, comme dit Madame Ourse, ce sera est-ce que je retenterais le sans péridurale pour mon prochain accouchement (dans quelques années, hein, là, on souffle) ou est-ce que non, vraiment, j’ai trop eu mal?

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31 réflexions sur “Un accouchement express …

  1. De 3 a 7 en 30 minutes!! Ouahhh!! Moi qui suis resté coincée 12h a (presque) 3 je suis admirative!
    Je trouve ça effectivement dommage qu’on ne t’ai rien proposé d’autre que la salle nature. Moi j’ai eu le droit à un bain de 45 minutes et ça m’avait bien aidé.
    Mais du coup je n’ai pas trop compris pour la péridurale. Ils te l’ont directement retiré quand tu as dit que tu sentais que ça poussait ou ils ont fini de la poser pour ensuite ne pas injecter le produit?
    En tout cas encore félicitations!!

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    • 12h à 3 … tu n’avais pas trop mal? Le premier accouchement est souvent plus long que les suivants.
      Non, ils ont terminé de posé le cathéter et injecté une dose en sachant qu’elle ne serait « utile » qu’ après l’accouchement … je n’ai donc eu que les inconvénients sans les avantages …
      D’autant plus que j’ai trouvé la poussée moins douloureuse que les contractions …

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      • Je n’ai pas (dans mes souvenirs) eu si mal que ça non. Je rigolais encore avec mon mari même si je serrais les dents à chaque contractions. C’est après une contraction qui a duré 10 minutes non stop que j’ai accepté la péridurale parce que le travail n’avançait pas et que la sage femme à dit une super phrase : « il va sortir avec le col sur la tête ce bébé »… Et du coup il voulait percer la poche des eaux pour accélérer et ils ne le faisaient que sous péri.

        Pour ce qui est de la poussée moins douloureuse que les contractions ma sage femme nous avaient assurés que pousser soulageait. Et que souvent les femmes craquent à ce moment là en se disant qu’elles n’y arriveront pas alors que pousser aide.

        Sympa pour la péri inutile… parfois on se demande quand même pourquoi ils font certaines choses…

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      • ! Parce qu’ils préfèrent les accouchements avec péri, plus facile à gérer, plus dans leur habitude …
        Pour le prochain, je briefferais le Breton (qui a été parfait en respectant mon choix quel qu’il soit ms en me semble rappelant que je souhaitais faire sans) : si je demande la péri et que le travail se débloque sur le temps de préparation, demander à ce qu’ils arrêtent parce que moi, à ce moment là, l’intensite est de telle que j’en suis incapable …

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  2. Ah ben zut alors ! Finalement comme toi je trouve dommage qu’on ne t’ait pas aidée davantage… Et sinon je crois que je te l’avais déjà dit mais en effet la poussée n’est pas le pire je crois… Enfin bon quoiqu’il arrive tu as un peu le temps de te préparer pour BB3 😉 . Et encore félicitations !!

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    • Merci
      Oui, effectivement, j’ai pensé à toi. J’avais peur de la poussée ms finalement comme c’est la fin, c’est plus un soulagement.
      Bon l’anesth a dit que je pouvais dire que j’ai accouché sans péridurale. Mais sur le carnet de santé, c’est marqué avec …

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  3. Ils sont assez similaires dans le ressenti nos accouchements. Je pense que tu as du souffrir plus du fait que tu avais perdu les eaux. Mais clairement tu vois on a du craquer niveau douleur au même moment : quand tout s’accélère. La péri je la demandais aussi si tout ne s’était pas enchaîné de suite. Par contre moi j’ai été soutenue dans mon projet sans péri et ça c’est chouette. Pour le 3ème, tu as le temps d’y penser, profites de celui ci !
    Biz

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  4. Ah ben mince pour la péridurale ! C’est clair qu’ils auraient pu stopper quand ils ont vu la vitesse à laquelle cela avançait.
    Alors moi ma hantise serait plutôt d’accoucher chez moi. Vu que le travail n’avançait pas et que j’étais à 3-4 depuis plus de 24h, ils ont percé la poche des eaux et là en même pas une heure j’étais à 10. Du coup je me dis que pour un bb2 si je perd les eaux, on file direct à la maternité sinon j’accouche sur mon parquet et clairement vu l’état de décomposition de mon mari quand il doit faire une prise de sang, je ne préfère même pas devoir tenter l’accouchement dans le salon lol !

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    • Ouahou, de 4 à 10 en 1h, tu avais la péri?
      Je me dit aussi que j’ai eu moins mal pour FeuFolet parce que la poche des eaux était compartimentée, donc même en l’ayant perdue une première fois, il restait une poche durant les contractions 😉
      J’espère resté dans un délai de 6h pour les suivants, mais bon, il semblerait que mes accouchements se fasse en mode diesel : ça met du temps à démarrer, mais quand c’est lancé, ça y va XD

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  5. Je retrouve pas mal de mon accouchement dans ton récit :/

    Moi aussi je voulais tenter sans péri, moi non plus on ne m’a pas laissée bouger (et pourtant, le cœur de Choupie était parfait) et j’ai fini par craquer. Du coup je comprends parfaitement cette ambiguïté, de l’accouchement pas trop mal en définitive, mais de la petite rancœur envers l’équipe médicale (surtout le sage-femme, en fait). Moi j’ai quand même eu la chance d’avoir la péridurale à 6 (je confirme, ça « piquait » pas mal), et d’avoir pu vraiment en profiter par la suite (j’ai dû l’avoir à 2h et j’ai accouché à 9), donc le soulagement a fait oublier (temporairement) la déception.

    (Et je me pose aussi la question pour un prochain, est-ce que je la prendrai directement ou non… je ne cesse d’osciller entre « c’est quand même mieux de ne pas en avoir pour faire avancer le travail » et « à quoi bon souffrir quand on peut ne pas souffrir ? »)

    Pour le reste, c’est quand même super pour vous que ça ait été relativement rapide 🙂 Et super récompense à la fin 😉

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    • pour certains horaires, j’ai re-checké nos téléphones qui ont pas mal servi à des moments clés.
      Là où j’ai le plus halluciné, c’est quand on a regardé l’heure de l’appel à mon mari depuis la salle d’accouchement par rapport à l’heure de naissance … il a vraiment traversé l’hôpital à fond XD

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  6. J’ai eu plus de « chance » que toi car l’ anesthésiste était occupé et la sage-femme m’a dit tout de suite que j’accoucherai sans péridurale. Elle a été rassurante autant que possible dans un tel moment. Pour mon 3e accouchement, j’oscille entre « une péri à la première contraction » ou « sans péri mode guerrière ».
    En tout cas, ça confirme que ça peut aller très vite pour un 2e accouchement !

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    • Je me dit aussi que je râlais à fond que la sage-femme n’ai pas prévenu l’anesth de suite avec la hantise qu’il soit occupé, mais finalement, vu la vitesse à la fin, ça aurait mieux valu … tant pis.
      Ton deuxième accouchement n’a pas été plus rapide que le premier?

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      • Si si, 2e accouchement plus rapide (4h entre le début du travail et la naissance dont seulement 1h à la maternité). Des équipes au top tout le séjour dans une grosse maternité de la région parisienne.

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  7. Ah ben voilà, on t’avait bien dit que la poussée n’était pas si douloureuse en comparaison hein hihi ! :p
    Ton récit me donne des frissons ! Il me rappelle tellement mon accouchement… Les 3 premiers centimètres en 6h mais comme tu dis, elles « piquaient » seulement (je pouvais tout faire, y-compris marcher et blaguer) puis les 7 derniers centimètres en 1h20 à la maternité !
    Je ne savais pas qu’on appelait ça la « phase de désespérance », ça décrit tellement bien l’état final, c’est fou…
    Effectivement tu as un très bon souvenir du déroulement des événements, je suis impressionnée :p Moi, c’est très très très vague !
    Allez, rejoins-moi dans le camp des mamans qui veulent l’accouchement suivant sans péri 😉

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    • C’est ça, les premières heures, je pouvais blaguer avec le bretons, les deux dernières, j’avais juste envie de mordre tout ce qui se trouvait à portée …
      Bah, en faite, 15 jours après, le vif de la douleur s’estompe déjà et je pense que je tenterais à nouveau le sans péridurale pour le prochain ; -)
      Par contre, je travaillerais plus en amont la gestion de la douleur d’un travail rapide, maintenant que je sais ce qui m’attendre XD

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      • Hahaha j’imagine un peu ! J’étais sûre d’être le genre de personnes à devenir hargneuse à la fin mais en fait, pas du tout, j’étais juste… à l’ouest. Pas tout à fait là :p
        Il m’a fallu du temps pour arriver à me dire que l’enfant suivant pouvait « se faire » sans péri… mais je pense qu’une fois que tu sais ce qui t’attend comme tu dis, c’est plus facile d’apprivoiser les événements 🙂

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      • Ce n’était même pas de la hargne (enfin, pas trop), mais mordre à toujours était un defouloir pour moi et ça me correspond plus que l’image traditionnelle du bocage de doigts du mari … j’ai essayé mais ça ne m’aimait pas à gérer la douleur …

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  8. Ah ben moi qui me pose justement la question de ne pas prendre la péridurale pour la prochaine fois….?
    Comme toi, j’ai un peu peur de ne pas être bien épaulée par l’équipe médicale. Bon, j’ai encore le temps d’en discuter en amont, je verrai à ce moment-là.
    En tout cas, bravo à toi pour ce bel accouchement !

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  9. Hé bah … sont pas très « délicats » dans cet hôpital.
    Faut dire aussi que je pense qu’ils sont de moins en moins formés dans les « gestes d’accompagnement de la douleur ». On est tellement habitué à la péri maintenant que c’est devenu une norme. C’est juste dommage qu’ils ne t’ai pas accompagné.
    J’ai souvenir aussi qu’après mon arrivée à la mater (à 4 pattes par terre la tête sur le tabouret depuis 10/15 minutes), j’ai demandé à mon homme (qui jouait tranquillement sur son téléphone pendant que « je souffrais ») d’appuyer sur la sonnette en me disant intérieurement que j’arriverais jamais à tenir sans la péri. J’aurais pu aussi craquer si je n’avais pas été à dilatation complète.

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  10. (Je rentre de vacances, j’ai enfin retrouve mon PC qui m’a permis de trouver ton billet!) Waw! La naissance de Lutin Coquin a drolement intense et tu as ete vraiment courageuse! C’est vrai qu’une douleur intense est tres difficile a soutenir, si l’on n’a rien pour capter l’attention… Je trouve aussi que la douche (de preference brulante) est assez efficace, en cela… C’etait une belle rencontre en tout cas!

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