La Liste – Bilan Juillet & Août

Suite à l’article de mumpascap à propos de Sarah and co, et parce que j’adore aussi les listes – j’en ai plein des to do list, pour la journée, la semaine, le mois, les valises, etc – je’ai eu envie de les suivre dans leur challenge !

Ce challenge, il consiste à rédiger une liste de 50 choses à faire en une année scolaire, soit de septembre 2015 à septembre 2016. Et ben, finalement, 50, c’est pas si facile que ça!

Et j’ai hâte de pouvoir barrer les mots qui y figureront, signe d’avancée et de réussite

Écrire un petit bonheur par jour dans mon agenda (presque)
Rencontrer les artisans en prévision des gros travaux
Aller aux bébés nageurs avec FeuFolet
M’inscrire à l’escrime historique
Reprendre de bonnes habitudes alimentaires (presque)
M’inscrire pour le Concours Régional de Professeur des Écoles
Faire faire les travaux de la cuisine et de la salle de bain
Finir l’album photo 2013-2014
Avoir les résultats du concours de la Fonction Publique Territoriale (mais bon, y’aurais p’tet mieux valu pas les voir)

Aller au mariage du parrain de FeuFolet
Fêter les 1 an de FeuFolet
Finir les travaux du salon (presque terminé)
Re-peindre la chambre de FeuFolet
Faire la déco de la chambre
Me remettre au tricot et au crochet (hum, promis, l’année prochaine, je m’y remet)
Acheter des shampoing solide bio (the test pour cette année)
Faire notre album photo de mariage
Partager sur mon blog
Faire un sapin pour Noël (échec, le salon était trop en travaux, à faire l’année prochaine)

Aller au ski
Récupérer une machine à coudre (échec, mes parents l’ont oublié … pas sûr qu’on descende de si tôt)
Débuter à la couture
Trouver une paire de chaussure pour l’hiver
Trier les photos de 2015 (j’ai pas réussi à motiver le Breton …)
Faire mes goûter maisons (75% du temps, c’est pas mal)
Faire des activités manuelles avec FeuFolet (il est encore un peu petit, mais on commence)
Récupérer des meubles bébés chez mes parents
Faire de belle photos de FeuFolet et de ma famille
Aller à la bébé-o-thèque (mais, maintenant qu’il est plus calme pendant les histoires, à retenter)

Acheter un Mid-Taï ling ling d’amour
Continuer à porter FeuFolet
Faire l’album photo de notre voyage à Séville
Aller voir une amie en Ecosse <-> remplacer par réussir à faire venir des amis russes pour les 30 ans du Breton (raté, des soucis familiaux reporte leur projet de séjour)
Isoler le grenier (travaux en septembre/octobre)
Faire une séance photo grossesse
Faire des week-end avec les copains
Prendre le temps de lire
Profiter du jardin
Pendre la crémaillère
Fêter les 30 ans du Breton

Aller à la plage (raté, j’ai accouché lors de notre week-end au bord de la mer …)
Faire des brocantes et vide-greniers avec le Breton
–  Aller au cinéma de temps en temps (euh, joker, on va plutôt installer un home cinéma)
Prendre des vacances en famille
Utiliser mes miles pour partir en voyage (on en parle, on en parle, mais toujours rien de fait)
Re-faire l’électricité dans une autre chambre d’enfant
Finir de trier les cartons du déménagement (euh … )
Avoir une maison fonctionnelle à défaut de rangée
Avoir un deuxième bébé
Mettre 1 euro dans un bocal à chaque vœux réalisé (hum, j’ai tenté plusieurs fois, mais ça a toujours fini par servir de cagnotte de secours en cas de besoins de liquide …)

Finalement, c’était assez drôle de rédiger cette liste !

35/50, soit les deux tiers de mes souhaits/objectifs de réaliser, c’est déjà pas si mal.

Je pense reconduire ce défi pour l’année prochaine, c’est un bon moyen de se fixer des objectifs à plus ou moins long terme, de voir ce qui a été accomplit et de savoir parfois aussi renoncer sans culpabilité ^^

1 mois

4kg000 et 52cm
Déjà un mois que LutinCoquin a rejoint notre famille et que de péripéties !!!

 

MOTRICITE

Le reflex de moro disparaît de plus en plus même si LutinCoquin est encore loin de maîtriser ses gestes. Il fixe de plus en plus le regard et commence à s’intéresser à son tapis d’éveil.
LutinCoquin ressemble beaucoup à son frère, même si il semble avoir les trait un peu plus fin et les yeux et les cheveux un rien plus sombre, caractéristiques qu’il tient de son père.
RELATION
Bon, à son âge, on va pardonner à LutinCoquin d’être encore dans la fusion avec maman. ;-)Au niveau des tétées, il réclame à peu près toutes les 2h à plus ou moins 30 minutes. Les pleurs de coliques reviennent par contre fréquemment environ 1h après le repas … J’ai une petite crevasse dont je n’arrive pas à me débarrasser malgré le badigeonnage de crème, mais elle ne me gène pas pour allaiter.

Il a de petites périodes d’éveil calme durant lesquelles il essaye de fixer son regard qui reste encore souvent dans le vide.

 

ALIMENTATION

Comme pour FeuFolet, l’allaitement s’est lancé sans le moindre problème. Si ce dernier était un pro de la tété à rallonge (de 30 minutes à 1h, voir 2h le soir), LutinCoquin est plutôt un pressé avec des tétées de 10 à 20 minutes, voir même ce que j’appelle les tétées 24h du mans : 5 minutes d’arrêt au stand pour le ravitaillement.

Mais vu sa prise de poids, 1kg en un mois, ça lui convient. Bon, ça lui occasionne quelques gènes : nécessité de faire un rot, petites régurgitations et hoquet fréquent.
Les tétées nocturnes se sont assez vite régulés à 2 par nuits ., espacées de 3 à 4 heures, ce qui est un rythme qui me convient très bien dans un premier temps.

SOMMEIL

Après une semaine de co-dodo, suite à son hospitalisation, LutinCoquin a regagné son berceau près de notre lit pour la nuit. Les couchers et les nuits -outre les réveils alimentaire- sont généralement facile, ce qui nous change de FeuFolet. (NDLR : FeuFolet n’arrivait pas à s’endormir avant 1h du matin).

LutinCoquin a parfois un épisode d’agitation nocturne vers les 2h du matin …

Prochaine étape, le passage dans sa chambre ce week-end, en espérant que ses pleurs d’appels pour les tétées nocturnes ne réveille pas FeuFolet …

 

Et hasard, chance ou calage inconscient sur le rythme de FeuFolet, on commence à distinguer une certaine rythmique dans les siestes avec une belle plage de sommeil entre 13h et 15h. La prochaine question, c’est à partir de quand parle t’ont vraiment de sieste en fin de matinée et en début d’après midi et quand les lui faire faire dans sa chambre …?

 

 

À ce stade, les évolutions sont encore succincte et j’ai hâte de voir si en grandissant, il va de plus en plus ou de moins en moins ressembler à son frère, ainsi que de découvrir son caractère et sa personnalité ^^

 

COTÉ MAMAN

Un mois après l’accouchement, il me reste 6kg à perdre pour retrouver mon poids de forme, mais je soupçonne le combo barbecue/glace de l’été de ne pas m’aider … J’ai toutefois la chance de pouvoir remettre mon jean en 40.

Outre les kilos résiduels, on sent que mon ventre à enchaîné deux grossesses en moins de trois ans et que je vais avoir un peu de travail après la rééducation pour le retonifier …

L’émerveillement …

Devant ces histoires mimées qu’il s’invente …

J’ai l’impression qu’en ce moment, FeuFolet développe son imaginaire par le jeu de l’imitation. J’adore le voir cuisiner des empilements improbable dans sa mini-cuisine pendant  que je prépare moi-même le repas (ou pas d’ailleurs).

 

De temps en temps, je n’entend plus de bruit (et tout parents qui se respect sait que c’est suspect) et je le retrouve dans sa chambre. On dirait qu’il se raconte des histoires presque muette : il embarque ses playmobils sur son train en bois – tchou, tchou -, il fait se faire des bisous à ses peluches et ses poupées –smack-, imite le bruit des animaux, des voitures – pompier, police et cie – ect.

Parfois, il me troll même : quand il veut que je me taise, il met son poupon au lit et me fait chut !!! Avec le doigt devant la bouche, je ne sais pas où il a appris ça, avec la nounou?

 

Alors, des fois, c’est moi qui lui invente des histoires : on a navigué sur le fleuve amazone depuis notre hamac, escalader le mont-blanc dans l’escalier, été corsaire du roi dans le bain, ect.

Vivement qu’il parle un peu plus pour pouvoir participer activement à ces jeux ^^

21 mois

11kg et 84cm
Dire que le prochain bilan est pour ses deux ans !!!

 

MOTRICITE

Après la marche et l’escalade, FeuFolet d’interresse aux sauts : saut à pied joint, vol planer sur le lit, le canapé, le mur, … Il développe aussi son habilité dans le lancé de ballon.

Avec l’arrivé du petit frère, il apprécie aussi quelques regressions : monter les escalier moitié débout, moitié à 4 pattes, faire du 4 pattes dans la maison, ect. Quoique, le 4 pattes sert aussi à se faufiler sous les tables dans un parcourt d’obstacle digne d’Indianna Jones. Mais il sait aussi monter les escalier debout sans le moindre appuye … sauf que ça demande beaucoup de concentration, nous avons donc expérimenté les premières chutes (plus ou moins impressionnantes) dans ces derniers.

 

Il faut prévenir et anticiper les changes, que ce soit pour les vêtements ou la couche, sinon c’est la crise. Mais pour un peu qu’on prenne le temps de « négocier » avec FeuFolet, ça ne se passe pas si mal.

Il n’aime plus le jet de douche et avoir de l’eau dans les yeux. Le shampoing est donc devenu un peu plus épique, je songe à nous équiper d’une visière de bain. Il veut se savonner seul …enfin, prendre un peu de savon dans sa main, le goûter et se frotter uniquement le ventre.

 

LANGUAGE

S’il ne prononce que peu de mots clairement, FeuFolet a développer tout une panoplie d’onomatopé dans sa communication. Et depuis peu, il gazouille de nouveau à qui mieux mieux dans un ensemble de son qui ne sonne pas français … malheureusement, nous n’avons pas trouvé le décodeur, ce qui génère de la frustration des deux cotés.

Il commence aussi à nous signaler ses besoins en tirant sur son pantalon, sans pour autant accepter d’aller sur le pot … mais c’est déjà un bon début ^^

 

RELATION

 

Débordé par ses émotions, nous avons vu apparaître des crises magistrales sans signe avant-coureur … le genre de crise où tu regarde ton gamin se rouler par terre en hurlant, sans même savoir ce qui ne va pas …

Grand acteur, ce dernier utilise également la technique de son père enfant pour attirer l’attention, à savoir, se jeter par terre. Bon, comme il est l’aîné, il ne peut pas accuser de frère ou soeur, mais sur un malentendu, ça peut marcher. Le plus drôle, c’est quand on le voit jouer cette comédie, on voit bien qu’il se laisse volontairement tombé au sol pour avoir un câlin.

 

Pour le reste, il est toujours aussi facile à vivre et nous n’avons eu que des compliments sur lui lors de ses deux séjours de 2/3 jours chez ses grands parents fin juillet/début août.

 

ALIMENTATION

Avec l’été, FeuFolet a tendance à facilemen bouder les plats chauds – sauf si c’est de la viande – et refuse catégoriquement les plats industriels. Il a donc mangé essentiellement des tomates et des fruits. Autant vous dire que pour la prise de poids …

Son habilité avec la fourchette se développe de jour en jour – même s’il n’est pas toujours au courant qu’il est plutôt droitier – et il commence à comprendre de lui-même qu’une fourchette trop remplit, ce n’est pas pratique 😉

 

SOMMEIL

Après une semaine de coucher chaotique, que ce soit le soir ou pour la sieste, suite à la naissance de LutinCoquin, les choses sont rentrées dans l’ordre à partir du moment où on a compris qu’il avait besoin d’être réassuré de notre amour et que non, nous ne cherchions pas à le remplacer.

Depuis, il dort à nouveau bien, sauf quand les crises nocturnes de Salaün le réveil … dans ce cas, nous avons de très beaux duo de pleurs.

 

JEUX

Cet été aura été placé sous le signe des jeux d’eau et du jardin dont nous auront bien profité, entre les averses.

Il reste un grand amateur d’imagier et d’activité de tri. Son habilité pour les puzzles se développe.

Et il adore imiter les soins de son petit frère avec son poupon ou la préparation du repas avec sa dinette.

Et voici que ma veille commence …

La semaine dernière, LutinCoquin nous a fait une très grosse frayeur, le genre que je ne pensais même pas pouvoir vivre …

 

Alors qu’il avait été vu par son médecin pour l’examen des 8 jours et été dans une super forme, j’ai commencé à le trouver grognon et patraque en début de soirée. Les choses ne s’améliore pas et lors de la tétée de 22h je le trouve chaud : température à 37,5 au thermomètre, je me dis que c’est moi qui fabule …

À 1h du matin, il réclame à nouveau une tétée et à nouveau je le trouve chaud … et là, impossible de le rendormir, il se crispe, à les yeux dans le vague (plus que d’habitude pour un bébé de 10 jours), semble souffrant … rebelote, je sors le thermomètre et là, c’est le drame : 38,5.

 

Je prévient le Breton qui vient de regagner le lit et comme les cordonniers sont les plus mal chaussés, ce dernier me dit de lui donner du paracétamol et se rendort …

Autant vous dire que moi, impossible. Je parcours internet qui conseil de se rendre immédiatement aux urgences … j’hésite à suivre mon instinct de maman et planté là le Breton avec FeuFolet sur les bras le lendemain matin, mais opterais finalement pour la veille …

Voilà comment je me suis retrouvée à comater sur le fauteuil d’allaitement de la chambre de LutinCoquin, ce dernier endormi dans les bras à lui proposer le sein toutes les heures par crainte de la déshydratation et à surveiller qu’il ne convulse pas …grave

 

Le lendemain matin, je reprends sa température, il a toujours 38,5 !!!

Je harcèle le Breton pour qu’il appelle son collègue qui confirmera mon envie : direction les urgences pédiatriques. À ce moment là, lui émet l’hypothèse d’une « simple » infection urinaire.

Le temps de déposer FeuFolet chez la nounou et de filer, j’arrive en milieu de matinée à l’hôpital. Je commence par la pédiatrie où devant l’âge et les symptômes de mon nourrisson on m’envoie directe en néonat.

Et là, c’est le grand bal des examens : analyse d’urine, bilan sanguin, ponction lombaire, ect.  chez les bébés de moins de 1 mois, rien n’est laissé de côté. Pendant ce temps là, je suis priée de sortir faire les étiquettes d’admission et on me parle d’emblée d’au moins 48h d’hospitalisation. Je n’en mène pas large surtout qu’il y a toujours FeuFolet à gérer.

 

Quand je remonte, le verdict tombe : la ponction lombaire est trouble, c’est probablement une méningite, reste à savoir si elle est virale (pas trop grave) ou bactérienne (grave). Autant vous dire que je m’effondre, LutinCoquin à franchement une sale tête et je me demande ce que j’ai mal fait pour qu’il attrape ça …

Je me retrouve en chambre mère-enfant d’infectieux du pôle de néonatalogie, avec un bébé scoper de partout et une perfusion d’anti-biotique en prévention. J’appelle mes parents, ceux du Breton, bref, tout le monde est inquiet.

 

Heureusement, rapidement les premiers résultats d’analyse feront pencher la balance en faveur d’une suspicion d’infection virale, qui sera confirmé au fils des jours. Virus qu’il a pu attraper n’importe où sur sa première semaine, bref, un coup de pas de bol. Les antibiotiques seront quand même poursuivit durant les 48h.

Et moi, allaitement maternelle oblige, j’aurais la chance de découvrir la gamme de sandwich de la cafèt (pas de repas pour le parent accompagnant, c’est le bébé qui est hospitalisé), le lit de camp des chambres mère-enfant, les draps pas à la bonne taille, et les heures de veilles.

 

Finalement, la fièvre tombera au bout de 24h, le deuxième jour d’hospitalisation, LutinCoquin reprend du poil de la bête et le troisième ne sera qu’une formalité administrative d’attente des derniers résultats, puis des papiers d’autorisation de sortie.

D’ailleurs, LutinCoquin passera la majeure partie de cette journée sans le scope.

 

Maintenant que nous sommes rentrés à la maison, ça ne paraît plus si terrible, mais les premières 24h on été vraiment éprouvante. LutinCoquin reste fragile, il est donc recommandé de ne pas l’exposé aux enfants et de ne pas le laisser toucher par d’autres adultes que nous. Heureusement, la nounou commence ses vacances, on va donc passer les trois prochaines semaines à la maison – sauf un week-end où l’écharpe sera mon meilleur allié et je mords le premier qui s’approche – en attendant impatiemment ses 1 mois/1 mois 1/2.

Et chapeau au Breton qui a essayé de gérer l’intendance pendant mon absence pour que je ne retrouves pas une maison sale et mal rangée en rentrant 😉

Un accouchement express …

Après vous avoir annoncé la naissance de notre petit garçon il y a une dizaine de jours, voici le récit de ce jour si spécial. Une naissance express, une expérience de la douleur et pleins de beaux souvenirs pour la suite.

Vingt-trois juillet deux mille seize.

03h50. Je suis régulièrement réveillée par des contractions plus gênante que douloureuse, comme j’en ai depuis plusieurs jours.
07h45. Je sens comme du liquide qui coule dans le vagin et je me dit que ça fait quand même beaucoup pour de simples pertes … puis j’entends distinctement un bruit d’eau (genre glou-glou de fontaine zen), plus de doute, je perd à nouveau les eaux.
07h50. Je réveille le Breton, la braderie ce matin, ça va être râpée, et file aux toilettes avec une serviette (moment glamour). FeuFolet se réveille et commence à pleurer, je crois qu’il a senti une tension/excitation dans l’air.
07h55. On croise ma belle-soeur dans les couloirs, FeuFolet vient de réveiller toute la maisonnée. On annonce donc la bonne nouvelle avant d’aller préparer le petit déjeuner. Hors de question de partir le ventre vide.
08h05. On prend tranquillement le petit déjeuner sur la terrasse.
08h15. Les premières contractions arrivent, il va falloir songer à y aller tout de même
08h30. On décharge ce qui restait dans le coffre de la voiture en prévision de la braderie et on charge le nécessaire pour la maternité.
08h40. FeuFolet comprend subitement qu’on va partir sans lui … c’est la crise. On fait un câlin rapide, mais on a pas trop le temps.
08h45. Ça y est la voiture démarre pour 45 minutes de trajets. Je lance l’application de suivi des contractions, elles reviennent toutes les 5 minutes avec quasiment 2/3 qui « pique » (si j’avais su ce qui m’attendais j’aurais dit qui chatouille …). On blague avec le Breton et on lance des paris : à combien je serais en arrivant à la mater, à quelle heure j’aurais accouché, ect.

09h30. On se gare sur le parking de l’hôpital. L’avantage d’arriver un samedi matin, c’est qu’il y a de la place partout, on se gare donc au plus près de l’entrée de la maternité.

09h35. Une sage-femme nous accueille et on lance les festivités : analyse d’urine, recherche du dossier, ect. Pour le dossier, c’est folklo, elles ne le trouvent pas, me demande mon nom de famille, celui de jeune fille, mon prénom, … et me dise vous êtes sur que c’est ù*$ùplù? Euh, non, nous, c’est L. Ça y est, elles nous trouvent.

09h45. Les choses sérieuses commencent : pas besoin d’analyser le liquide, il est claire que j’ai perdu et perd toujours les eaux. Examen du col, et là, on déchante, je suis toujours sur un col postérieur, bien que mou et ouvert à un doigt en externe …
10h00. On vient me poser le monitoring et essayer de poser la voie veineuse. J’ai beau prévenir que je suis difficile à piquer, c’est quand même la sage-femme qui s’y colle et m’explose deux veines. Elle décide enfin de faire appel à un ami, il faut donc attendre l’infirmier d’anesth.
J’avais demandé à avoir la salle nature, mais elle est déjà occupée.
10h45. Entravée, je souffre davantage des contractions, ça devient de moins en moins supportable. Mais j’attends toujours l’infirmer qui arrive enfin. Il est charmant, m’explique bien ce qu’il va faire, ne comprend pas, lui sent bien mes veines … enfin jusqu’au premier essaye où ça passe à coté … La deuxième sera la bonne, mais je me retrouve avec une voie veineuse au niveau du coude. Il en profite pour faire des prélèvements sanguin pour une étude à laquelle je participe. Mes veines n’en font qu’à leur tête, rien avec garrot et le sang coule quand on me libère …
11h15. Je souffre de plus en plus, je veux qu’ils me libère de ce foutu monito pour que je puisse marcher comme pour mon premier accouchement. La sage-femme refuse : le coeur de LutinCoquin ralentit à chaque contraction. Je négocie au moins de pouvoir me lever et faire du ballon.
11h30. Ça ne change pas grand chose à la douleur, je teste plusieurs positions mais rien ne me soulage … je regrette vraiment de ne pas avoir accès à la salle nature.
11h45. Même si je ne gère pas du tout la douleur, le fait de pouvoir bouger lors des contractions convient mieux à LutinCoquin. J’ai donc permission pour 30 minutes de promenade !!!
12h. On va se promener dans les services où mon mari est passé interne. Je ne fait pas ma maligne, c’est ascenseur. La douleur est franchement présente, je profite donc beaucoup moins que lors de mon précédant accouchement …
12h30. Nouvelle sage-femme, nouveau toucher vaginal, nouvelle douche froide : je suis à peine à 3 alors que je ne gère déjà plus grand chose … On me propose de prendre une douche chaude avant de faire un nouveau monito.
12h35. Je suis sous la douche, je perd la notion du temps. Je voudrais rester là jusqu’à la fin, mais je finis par sortir en me disant que sinon la sage-femme va venir m’en tirer par la peau des fesses.
?h?. On lance le monito …
La douleur est insoutenable, je n’y arrive pas !!!! Je n’ai plus de forces, je veux qu’on m’aide, que ça finisse. Comme dit Vio la vilaine : « Pourquoi s’infliger ça, sérieux ? Pourquoi personne ne me dit jamais rien putain ?« 
Le breton blague sur toutes mes lectures et autres :  la PHASE DE DÉSESPÉRANCE c’est à la fin. Pourtant, j’ai vraiment l’impression de mourir. Je rappelle la sage-femme, je ne serais pas une warrior, retrouvez moi l’anesth, je VEUX cette foutu péridurale.
13h13. On passe en salle de naissance. J’aperçois l’heure sur le monito et réalise le temps écoulé sous la douche. Et je me tord de douleur pendant que (à mon sens) la sage-femme prends son temps pour tout installer, appeler l’infirmier d’anesth qui installe aussi des trucs avant d’appeler, ENFIN, l’anesthésiste. Je les maudit intérieurement, je râle, je me tord sur le lit. Le Breton est désespéré, il me propose sa main à broyer, je m’en fout, j’ai juste envie de mordre dans quelques choses.
(je regrette de nouveau la salle nature et ses lianes auxquelles j’aurais pu me suspendre et accessoirement mordre)
13h33. En attendant l’anesthésiste, la sage-femme décide de quand même re-regarder où j’en suis, parce que vraiment, je souffre : verdict 7.
13h37. L’anesthésiste arrive enfin. On fait sortir le Breton. La sage-femme me prend en charge et m’aide à gérer les contractions de manière à ce que je reste relativement détendue et stoïque pendant que l’anesthésiste prépare son matériel.
13h46. La sage-femme me demande de les prévenir à la prochaine contraction pour facilité le travail de l’anesthésiste. Je leur en signale deux … À la suivante, je leur cri « ça pousse !!!!« . Impossible à réprimer, c’est viscérale. Je leur signale que je vais faire caca assis comme ça sur le bord de la table. On me répond que c’est normale, mais que le cathéter de la péridurale n’est pas fini de poser, donc qu’il faut attendre et que je vais devoir pousser sans.
13h52. Je leur hurle que je ne veux pas accoucher sans mon mari (NDLR/ il est à la cafèt parti se prendre un café comme il lui a été ordonné quelques minutes auparavant.
13h55. La sage-femme appelle mon mari sur son portable. Grand moment de solitude pour moi, je ne le connais que selon un moyen mnémo-technique à base de 69, foutu carabin.
13h57. Mon mari rentre dans la salle pendant que la sage-femme m’aide à me mettre en position et me dit de pousser. Elle écarte (violemment?) les lèvres du vagin pour faire passer la tête. Ça brûle et en même temps, c’est tellement moins douloureux que les contractions. Le reste du corps vient tout seul.
14h02. LutinCoquin pousse son premier cri. Il est recouvert de vernix et semble minuscule. La sage-femme me demandera même si je suis vraiment à 40SA. On me le pose sur le ventre, il ouvre déjà les yeux.
14h23. Il se tortille pour trouver mon sein. Comme les sage-femmes semblent ne pas s’occuper de lui, je l’aide à le trouver. La délivrance se fait sans problème, mais la sage-femme trouve que ça a été trop vite et que mon utérus pourrait ne pas assez se contracter pour arrêter le saignement. Comme le voie veineuse est coudé, ça passe mal, alors elle m’envoie l’ocytocine directement à la seringue, me détruisant un peu plus les veines au passage (10 jours après, le bleu est encore loin d’être résorbé)
(PS: je n’ai pas compris cette injection barbare non expliqué et j’ai donc appris depuis qu’il y a une injection systématique d’ocytocine après la délivrance pour prévenir les hémorragies …)

Après les 2h de surveillance habituelle et de tétée pour LutinCoquin, il recevra les premiers soins et sera pesé : 3kg, donc pas si petit. Il a les traits fins et délicat, et ressembles beaucoup à FeuFolet.

Finalement, ce fut un bel accouchement qui restera comme un beau souvenir, malgré quelques regrets : à partir du moment où la salle nature n’était pas dispo, l’équipe n’a absolument pas pris en compte mon souhait d’accoucher sans péridurale, ils n’ont fait que peu de propositions pour m’aider à gérer la douleur – sauf sur la fin pour poser la péridurale … ‘-_-   – et je me demanderais longtemps s’il n’aurait pas été possible de stopper la pose de la péridurale quand la sage-femme s’est rendu compte que j’étais passé de 3 à 7 en trente minutes ?

Et la grande question en suspens, comme dit Madame Ourse, ce sera est-ce que je retenterais le sans péridurale pour mon prochain accouchement (dans quelques années, hein, là, on souffle) ou est-ce que non, vraiment, j’ai trop eu mal?